Quand s’effacent les ombres des jours passé,
Les brouillards de jadis, les spectres trépassés,
Naissent en nos mémoires, d’autres inquiétudes :
La peur du lendemain, la transe d’hébétude…
Quand, aux froids condensés, s’éparpillent encor
Les sulfureux brandons dont s’échauffe le corps,
Les lubies d’hier étoffent la cancane, puis, sombrent
En l’inappréciable de moqueries sans nombre :
Quolibets de rouerie, lazzi de sardoniques
Enfumés de ces brettes… ils paniquent
A l’idée de voir au renouveau, l’éveil des sens
Perforer de l’idoine en sa lie, l’indécence
De conciliantes brèves dupant le conformiste…
Quand les heures fondues interpellent le temps,
Broutées, les minutes activent paissance ; l’autan
Broie des fuyardes secondes, le doux clapotis ;
Il coule en nos absences, au revers de l’impair,
Au matin où le cœur a perdu ses repères,
De fâcheuses ondées, des larmes d’abattées
Intronisées aux veines percluses sous butée,
Reviviscence à nulle autre pareille : sang frais
A bouillonner… qui ne jamais s’effraie
Des digressions du latiniste piégé
Du supin d’oracles… s'en viennent siéger,
Le substantif verbal, et tous ses dérivés…
Faut-il d’autres accords pour les mieux aviver !?
J’écris de libre main mes rêves achevés,
J’encloue aux réserves domptées, à leur chevet,
Le presque raisonnable… mes envies s’en alunent,
Sans conspuer des mots l’irascible infortune.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
