Le monde est un enfer de désolations,
Deuils, tourmente : c’est un puits
Où stagne l'eau des malédictions :
Creuset où fermentent, jour et nuit,
Mensonges, insolvables promesses ;
Ceux qui l’habillent sont des nains
Empruntant aux géants d'Hermès,
Toute la démesure, le perfide venin.
Le monde est un col peuplé de démons
Parcourant la terre : cerbères débiles
Liés aux pollicitations, aux sermons
De Satan, ce gouvernant habile.
Il ignore tout de Dieu, L’Unique ;
A La Croix du Calvaire, Il donna
En Jésus, Sa Vie ; Lui, dont La Tunique
Fut partagée de reîtres; Il le leur pardonna.
Le monde face aux fléaux, ces plommées,
Piégeant le kaiser, agonise au seuil
Du renouveau, sans soudrilles armés
Pour le protéger ; bientôt, quand l’œil
D'attrition, la froide paupière,
Bâilleront du cil, l'incube damné
Quittera l’antichambre de pierres,
Pour la cendre des morts, la face burinée.
L’Agneau Pascal scellera l’Élu du Seigneur,
Du Sceau indélébile… Le Ciel ouvrira
Sa Porte aux fils du Royaume… ailleurs,
La géhenne vaincue, désormais, brûlera
L’impie, le mécréant: adeptes du Vatican…
Le soleil minera l’ensoutané Romain,
Ce replet cardinal; il posera carcan
A son linceul d’envies sans lendemain.
Le monde achèvera son ascension ;
Les larmes paveront l'altier Shéol ;
Guerre d’Armageddon, rixes, scissions,
Donneront le la, au peuple en camisole.
Pleuvra du Ciel, d'ardents grêlons ;
L'ange trompettera le début des heurts...
Se moque t'on du Tout-Puissant ? Long,
Sera le râle de défaite, en ces peurs !
Sera le râle de défaite, en ces peurs !
Pour l’acmé, impossible rémission…
Au balcon des prêtres séduits, chiens
Du Rex Ribaldorum, férus d’inquisition,
Flotteront fanions, pennons cabochiens.
Juge et Maître, Le Vainqueur, mon Roi :
Christ-Jésus, baptisera la nouvelle terre,
Ointe pour L'Éternité… Renaîtra, je le crois,
L’Eden profané d’Eve, l’épouse adultère.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
