Qui êtes-vous jocrisse aux plates manœuvres ;
Vous que le temps empourpre de reliquats,
Usurier dont la couronne ne jamais fait cas,
Voyez donc se distendre vos rallonges de pieuvre ?!
Coincés sous l’oviducte_ oh ! j’en fournirai preuves _
Vos flottantes membranes serviront d’en-cas…
Qui êtes-vous bouffon aux pitreries multiples,
Qui promenez calèche avec grandiloquence !
Vos songes muselés d’ignobles appétences
Se font déchiqueter du trop rusé haliple…
Je vois vos longues dents mordre aux fruits
De la métempsycose… abîmés, vos crocs
Ne peuvent retenir_ laid et minable escroc,
Le délice mutant de l’âme en usufruit !
Qui vous a ourlé au bâti de l’espèce naïve,
Clivé aux crues de la turlupinade !?
Sera-ce en ces jours gris tracés de l’alidade,
Que s’orneront au soir, vos idées émissives ?
Flotte une odeur de mort, un relent de tombeau
Sur vos malsaines tacles… il semble que la nuit
Aie d’une longue chape étouffée de vos brigues,
La collusion dont s’arme le manant: intrigues,
Connivences enrouées, pétries d’un fol ennui,
En l’éclat du joyau dont la grâce fit montre
Et qui, de votre joug, enserre la prestance ;
Serait-il de bon ton d’en atténuer instance,
Pour mieux parachever, si le cran le démontre,
L’ouvrage de vos excès (devrais-je dire méfaits ?)
Empilés sur la table d’un patient magistrat,
De qui la gent confiante, ignorée du substrat,
Accuse en des mots vrais réceptifs bienfaits ?
Si j’ai par mégarde_ talé de vos impasses,
Le sombre corridor, sans m’en apercevoir,
J’ai _ que ne suis-je imprudent ! _ pu voir
Le digressif poser col à même la surface,
De l’horrible ajour : subtil tour de passe-passe
Que vous vous plûtes, évincé du pouvoir,
A jouer en coulisse, quand se mirent à pleuvoir,
Les larmes désossées de mièvre Candace.
Qui êtes-vous céans_ vous que les années cassent
Aux vents de ces gréements mollement chahutés
De bizarres tempêtes s’en venant permuter
Du socle qui vit naître les combines cocasses ?!
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
