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mardi 13 juillet 2021

FATALEMENT…

                                              FATALEMENT…                       

 

Ils se peut que les ombres traversent nos soleils,

Que les rêves maculent nos farouches sommeils ;

Il y aura des larmes en nos matins vermeils,

Quand bruineront les pleurs de l’aube en son éveil.

 

Il se peut que, troublés de tant d’absences

Sous le parhélie, nos cœurs fusionnent enfin,

Pour se mieux convenir, en apaisant la faim

Dont les jeunes amants accusent tolérance.

 

Il se peut que l’ivresse décélère nos songes,

La hardiesse pénètre les remords qui rongent,

Et que l’esprit défait, le malheur nous plonge

Au ventre du chaos qui en l’âme, s’allonge.

 

Il se peut que l’enfance revienne cogner

Aux portes de l’inanité, quand l’espoir s’effile,

Que les besoins vidés ne soient plus que marfil

Sans souplesse, ni baume pour soigner.

 

Il se peut que le temps admoneste au soir

Les noceurs fatigués de ces jours illusoires

Où le plaisir dépote les envies dérisoires :

D’aucuns diront_ bien sûr !... Cela est accessoire.

 

Claquemurés de vices, de luxure, les hommes

Ont éconduit la morale princière, les clausules

Dignes d’approbations, posées en abacules

Au tertre d’un futur dont ne peut jouir Rome.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021