Enserrés de fièvres, d’insupportables ardeurs,
Ils vomissent l’histoire à l’ouïe de sectaires
Pontifiants et gras : en vils affermataires
Dont l’Etat alimente la trompeuse candeur,
Lors que le mécénat distribue sans s’en faire,
A ces noires âmes piégées de mille affaires,
Sequins à volonté, titres et, en secondeurs,
Nobilité promise… si c’était à refaire…
Sur des terres pentues, au nord de fiefs nus,
Ils plantèrent jadis, de factices décors :
Nuisibles artefacts d’où pointent, en désaccord,
Les mirages perlés d’ambitions ténues.
Sur d’ouateux sofas, ont posé leur dégaine,
Jouissant de promesses d’ambitieuses chattes
Offrant sous les satins, le tissu écarlate
De la plaintive chair confite de rengaines.
Auraient pu, aux nuits de lune pleine, baguer
De l’inconditionnel, subtiles déviances…
Et du dévoiement, qu’abhorre la sapience,
Sarcler les folles friches, et sans s’en enjuguer.
On les voit seuls aux messes, égrener chapelet,
En zélateurs de prêches alambiquées…
Scellés en mariolâtres, aimeraient abdiquer,
Pour de l’iconoclaste raillé du pipelet,
Oindre de parénèse, pour le mieux épauler,
Le catéchumène vidé… à bout de quai.
Ces pâles foutriquets dont les orges frémissent
Aux banquets de silènes pansus, implosent
De colère, quand les démons déposent
Au pied de l’orgueil_ (que vouliez-vous qu’ils
missent
Sans en restreindre aura ?) _ dernières prémices,
Ultimes prolégomènes de questaux qu’enclosent
Taxables démunis, purotins de comices.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
