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vendredi 23 juillet 2021

PRETENTIEUX OLIGARQUES

PRETENTIEUX OLIGARQUES

 

Enserrés de fièvres, d’insupportables ardeurs,

Ils vomissent l’histoire à l’ouïe de sectaires

Pontifiants et gras : en vils affermataires

Dont l’Etat alimente la trompeuse candeur,

Lors que le mécénat distribue sans s’en faire,

A ces noires âmes piégées de mille affaires,

Sequins à volonté, titres et, en secondeurs,

Nobilité promise… si c’était à refaire…

 

Sur des terres pentues, au nord de fiefs nus,

Ils plantèrent jadis, de factices décors :

Nuisibles artefacts d’où pointent, en désaccord,

Les mirages perlés d’ambitions ténues.

 

Sur d’ouateux sofas, ont posé leur dégaine,

Jouissant de promesses d’ambitieuses chattes

Offrant sous les satins, le tissu écarlate

De la plaintive chair confite de rengaines.

 

Auraient pu, aux nuits de lune pleine, baguer

De l’inconditionnel, subtiles déviances…

Et du dévoiement, qu’abhorre la sapience,

Sarcler les folles friches, et sans s’en enjuguer.

 

On les voit seuls aux messes, égrener chapelet,

En zélateurs de prêches alambiquées…

Scellés en mariolâtres, aimeraient abdiquer,

Pour de l’iconoclaste raillé du pipelet,

Oindre de parénèse, pour le mieux épauler,

Le catéchumène vidé… à bout de quai.

 

Ces pâles foutriquets dont les orges frémissent

Aux banquets de silènes pansus, implosent

De colère, quand les démons déposent

Au pied de l’orgueil_ (que vouliez-vous qu’ils missent

Sans en restreindre aura ?)  _ dernières prémices,

Ultimes prolégomènes de questaux qu’enclosent

Taxables démunis, purotins de comices.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021