Quand les corps blessés deviennent des ruines,
Que les cœurs écorchés ont perdu la bataille ;
L’amour s’en vient, lésé, falsifié d’entailles,
Se poser sur la soie où perlent d’autres bruines :
Tristes larmes défaites de l’influx d’entrailles.
Si à l’éveil serein, s’esbaudit la nature,
Mes yeux cherchent l’orée, la douce lisière
Où pousse allègrement, l’envahissant lierre
Phagocyté d’ivraie : fétuques de culture.
En de noires nuits, somnole l’hétaïre
Qui du pont de ses reins, à sa bouche éclose,
Ne connaît de la vie que riches overdoses
De vice à contre-peau... l’arpète, sans faillir,
En génuflexion, peu à peu, se complait à haïr
Le péché entenaillant la nubile morose.
Quand j’écoute chanter sous l’altier sassafras,
Étrange Tramontane, pernicieux Mistral,
J’imagine tépide, aux mutations astrales,
L’imprudent bergerot que le foin balafra.
Il me semble, en ces rondes, apercevoir encor,
Les belles dentelières enrubannées de guipe,
Musardant en rêveuses, s’amoitir la lippe
Avant que de se perdre en d’infimes décors.
Parce-qu’en des jours trop gris, tonitrue le
bedole
Dont les rides compressent le regard aluné,
L’ensorcelante mort se délecte en infortuné,
De tristes margotons dont l’âme se gondole
Après avoir, en soulevant jupons, aux farandoles,
Grisé le cacochyme… ce ganache flambé, ruiné
De manœuvres dénoncées du garnement puîné.
Que ne me puis-je taire ! … le sage se joue
parfois
D’ombres plissées au faîte du kakemono…
Là, les reflets coulissent du vétuste phono,
Le poussiéreux magnet délabré sous le froid.
Alors, paupières mi-closes… quelquefois,
Je fredonne cantate… en des plis atonaux.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
