Viens poser au creux de mon épaule
La moiteur de tes chagrins, l’émotion
Dont tu te fais captive : cette geôle
Emmurant des souhaits la prénotion !
Viens murmurer ce soir, tes envies
Contrastées, tes farouches désirs, ta foi !
Laisse-moi encor, aux matines sans vie,
Des moites vespérales, atténuer le froid !
Serai là, quand le Léthé dont s’abreuvent
Les fous, jaillira d’outre-lieu pour noyer
L'absente figée se prétendant veuve ;
Ses malsaines pensées, en venant louvoyer,
En funestes augures y perdront équilibre ;
Tu verras, toi et moi, seront désormais libres !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
