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dimanche 18 juillet 2021

RUPTURE ANNONCEE

RUPTURE ANNONCEE

 

Il n’y a plus de chaînes à mon devenir,

De cordes pour enjuguer sans mal,

Le futur dont vos fièvres animales

Purgent encor l’aura… et sans y parvenir.

La colère alourdit de vos larmes de sang,

L’abondance perlée d’acide, d’amertume ;

Vous êtes les géants, devenus du bitume,

Poussières d’errance : miames indécents.

Chus de votre superbe, vos ambitions coulent

En une mer plombée :océan lesté,  flot

Où s’évapore l’écume dont le falot

Drague la baille, aux vagues qui s’enroulent.

 

Je n’ai plus d’enclaves, de rudes entraves,

Me muant en ilote au fictionnel vôtre…

Libre, je promène serein… sans autres,

Le double de mon double, que ne jamais délavent

 

Les pleurs désaccordés de marâtres pugnaces :

Ces gorgones grimées du fard d’intolérance ;

Elles séduisent des mâles, et avec appétence,

Le subéreux tissu dont s’entoile candace.

 

Je n’ai plus du revêche knout, l’empreinte

Des crochets, des cinglantes lanières 

Lacérant de la peau, jusqu’à la dernière,

Chaque cicatricule dont l’enveloppe est ceinte.

 

Je peux enfin marcher sur vos tombes chaulées,

Confiant en l’avenir… famille, j’ai l’élégance

Du diadoque héritier sous la soyeuse ganse

Arborée au plastron, loin de vos mausolées !

Je peux enfin courir comme la svelte gazelle

Traversant du hallier, l’aciculaire pointe ;

J’ai le souffle de l’aigle, que les brumes disjointes

Ne peuvent déranger aux battements d’ailes.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021