Peut-on croire en l’amour sans cautèle,
Sans s’y rompre les ailes ? peut-on naître
D’espoirs, l’âme ajourée du paraître,
Quand la honte pénètre le désir en atèle ?
S’il est de routes parsemées d’indulgences,
De longues promenades déviées du chemin
Où poussent à foison de tristes lendemains :
C’est que le temps écorne encor l'adolescence.
Peut-on croire au bonheur planifié de l’affect,
Aux possibles faveurs, qui de l’ataraxie,
Berce le stoïcien en l’entrisme qu’asphyxie
L’habile ramenard au langage suspect ?
Du catafalque agrémenté d’icônes,
Au trompeur pulpitum de la Rome papale,
N’est rien de plus ubuesque que l’épiscopal
Trônant aux fiefs empaumés de zircone !
Si j’emprunte naos en ce siècle trompeur,
Si je gravis en l’appréciative, gémonies,
Sans me plaindre jamais… contrefait d’ironie,
Irai boire à la source, formolé de torpeur.
Ma vie fait de ce mur infranchi du novice,
Sommaire passerelle plâtrant l’imaginaire
D’un staff d’incidence, que même l’avenaire
Adopte aux jours gris du malheur et du vice.
Armand Mando
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