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dimanche 4 juillet 2021

OPAQUES INCERTITUDES

OPAQUES INCERTITUDES

 

Madame, de vos rêves enfouis au satin des nuits,

Ai fait bouquets de complaisance, parhélie

Pour confondre la sorgue, qui à l’aube, s’enfuit,

Quand choit l’étoile bleue de mon ciel de lit…

 

N'est en ces nuits d’encre : ténébreuses ombres,

Aucun plumet qui vaille du décor, rehausser

L’artefact… l’image en ces points sombres,

Atténue du brouillard, l’épaisseur écossée.   

 

Saviez-vous, madame, qu’aux heures décimées,

Quand l’horloge plaintive ajuste aux secondes

De clivantes minutes, peu à peu écimées

De la dague du temps, les spires rubicondes

Du soleil de juillet, en l’aurore, inondent

Du songe creux la translation arrimée

Au jalon que les soupirs émondent ?

 

Oniriques visées de troublantes coulures,

Aériennes volutes chichement dédoublées,

Pourquoi de la sagesse empruntez-vous allure_

De la juste prudence, les appentis comblés ?

 

Pourquoi, madame, de l’exacte mesure, arguez

Vous le tempo ? qui traverse vos ruines, au soir

Plein de promesses échouées loin du gué

Où l’amante féale jurant fidélité, élève l’ostensoir

 

D’un amour évidé de sa pleine assurance ?

Que n’êtes-vous, irascible lorette de ciborium,

Placée sous l’édicule d’un désir, en l’errance

De feintes accotées aux aises ruinant l’homme !

 

Si j’emmure des joies, la réelle substance, je délie

De vos larmes, l’influx d’importance… j’écale

De l’homochromie, l’improbable délit

Dont le froid mimétisme, en ces ides pâlies,

Encerne du fourreau le long support de cale.

 

Madame, retenez-moi à l’haussière vôtre !

Mes plaintes berceront de l’inutile broue,

Le spumeux ramas… là, du blé, à l’épeautre,

Les gemmules enserrent l’aciculaire houe.  

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021