Madame, de vos rêves enfouis au satin des nuits,
Ai fait bouquets de complaisance, parhélie
Pour confondre la sorgue, qui à l’aube, s’enfuit,
Quand choit l’étoile bleue de mon ciel de lit…
N'est en ces nuits d’encre : ténébreuses ombres,
Aucun plumet qui vaille du décor, rehausser
L’artefact… l’image en ces points sombres,
Atténue du brouillard, l’épaisseur écossée.
Saviez-vous, madame, qu’aux heures décimées,
Quand l’horloge plaintive ajuste aux secondes
De clivantes minutes, peu à peu écimées
De la dague du temps, les spires rubicondes
Du soleil de juillet, en l’aurore, inondent
Du songe creux la translation arrimée
Au jalon que les soupirs émondent ?
Oniriques visées de troublantes coulures,
Aériennes volutes chichement dédoublées,
Pourquoi de la sagesse empruntez-vous allure_
De la juste prudence, les appentis comblés ?
Pourquoi, madame, de l’exacte mesure, arguez
Vous le tempo ? qui traverse vos ruines, au soir
Plein de promesses échouées loin du gué
Où l’amante féale jurant fidélité, élève l’ostensoir
D’un amour évidé de sa pleine assurance ?
Que n’êtes-vous, irascible lorette de ciborium,
Placée sous l’édicule d’un désir, en l’errance
De feintes accotées aux aises ruinant l’homme !
Si j’emmure des joies, la réelle substance, je délie
De vos larmes, l’influx d’importance… j’écale
De l’homochromie, l’improbable délit
Dont le froid mimétisme, en ces ides pâlies,
Encerne du fourreau le long support de cale.
Madame, retenez-moi à l’haussière vôtre !
Mes plaintes berceront de l’inutile broue,
Le spumeux ramas… là, du blé, à l’épeautre,
Les gemmules enserrent l’aciculaire houe.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
