Voilà que meurent déjà, les souvenirs de nous :
Mensonges estropiés d’infidèles pensées !
Etions, toi et moi, et sans nous offenser,
Indignes prétendants dont les rides se nouent.
L’histoire s’est couchée au pied de nos rêves,
Absorbant du sommeil, les arpèges tressés
Aux monodiques gambes, que le cœur oppressé
Imbibe de clichés sans retraite, ni trêves,
Que semble cliver aux immunes coutumes,
Remembrance au déni de l’angoisse :
Ressouvenance qui au matin nous poisse...
Là, l’hiver à nos portes en blanchît costume.
Voilà que sous les ponts de Paris l’adultère,
Les passions à déchoir se gaussent du réel,
Inoculant aux veines d’anciennes marelles,
De crayeuses soufflées en maroufle de terre !
Nos rires dilués s’insurgent du retenir buté
Violant de nos peines, le déroutant spleen,
Omettant de baiser de la lèvre fuchsine,
Les coupables ridules, l’infamante beauté.
De lits sans aveux, aux sofas peu bavards ;
De rétives confesses, aux trottes de ramingues,
Ma vie s’est faite revêche aux invites élingues
Encordant de la chambre, au large boulevard,
Les pas démesurés aspirés du buvard
De grève piégeant le malheureux moujingue.
Si, aux vespérales, bâillent les portes écaillées
De vos mornes chapelles, soufflerai sur le cierge
Des prévaricateurs dont l’iconique vierge
Amuse des madones, la pietà de maillet.
Rassuré au soir, hors du nid des catins
Longeant la démesure de sinistres allées ;
Mon accessoire deuil, en ces bermes tallées,
Dérange le roquet au sabir martelé
D’injurieuses piques profanant matin.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
