Sans profaner l’espace emmurant l’espèce,
Sans en contorsionner le fragile habitacle,
Nous pouvons, quand le malheur nous tacle,
Nous déparer des hardes en la dépèce !
Nos comas prennent l’eau ; engloutis volontaires,
Avons de la dérive, moduler l’inconfort
En piètres crawleurs terrassés par l’effort ;
Ne nous reste plus qu’un verbe délétère,
Sans substance : sabir gangrené, corrompu
De mots inadéquats, d’expressions surannées ;
Le temps_ jamais _ ne peut des folles années,
Eteindre le hourvari, ni purger son bedon de pus.
Coulent du présomptif, en des jours déconstruits,
Des fables annihilant du réel pragmatisme,
La lucidité… il se faut rendre, sans fanatisme,
A la raison, et sans en dédoubler, en l’instruit,
Le froid corporatisme ajusté au grégaire…
De la caducité d’étatiques édits, à l’ordalie
Prétendue formelle, le moindre des délits
Devient un casus belli… qui croit-on duper ?
Le servile, ce larvaire lié à l’agrégat,
Qu’il soit monétaire où de virtuelles mises,
Où le sophiste imbu, bien sûr, par l’entremise
D’un récipiendaire mué en renégat ?
Nos pensées, ce substratum, piègent
Du raisonnable, la teneur, affadissent
Du possible, quand ici, s’épaississent
Les modestes idées, le cœur, cet instable siège.
Fossilisés de vains monitoires, en délateurs,
Avons céans, du séculier, et malgré la rétorque
Accusé le bedole, que peu à peu remorque
La pompeuse mort, crainte du zélateur.
N’est en ces carricatures, au for de l’inscient,
Nulle retouche probable… confus, irraisonné,
Irraisonnables, ne pouvant pardonner,
L’homme devient peu à peu, un être déficient.
En léchant du rivage, les vagues estropiées,
Le sable fait réserve d’iodiques effluves ;
La mer décapitée remonte de la cuve
Où les eaux bercent l'âme qui y perd pied ;
Que n’aurais-je donner pour l’y mieux épier,
Moi, l’enfant suffocant au ventre de l’étuve !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
