pinterest

samedi 3 juillet 2021

INUTILES ATTENTES

INUTILES ATTENTES

 

 

S'en fallait de peu, en ces jours trompeurs,

Que je fore l'épigastre de l’affliction,

Que j'aie à m'entremettre, sans prétention,

De ces chagrins corrélés à la peur…

 

Je ne sais de tes pleurs délavés,

Éponger la fluctuante charge ; désarmé,

Entenaillé de doutes, niant de charmer

De ta passivité, l'offense_ ni à ma vie, river

 

Aux besoins, l’espérance ; vaine, fut l'attente,

Présomptueux, le sursis ; bref atermoiement ;

J’en accorde quitus… tristement ;

Au gré d’espoirs aux humeurs efficientes.

 

Quelque longue soit-elle, je garde le pas…

Cette route_ vois-tu ! _ est un mal nécessaire :

Passage obligé ; que ne puis-je en ces aires,

Sans m'affaisser, limiter du compas,

 

Bissectrice droite, anguleux métamère tracé

D'iatrochimie aspirée de l'onguent

D'amertume ; de l’acerbité, en carguant,

Ai gréé la mâture, son voilage froissé !

 

Tiendrai-je longtemps, là, sur ce voilier ?

Les vents m'étant contraires, les crachins irascibles,

L'issue si peu probable, s'éloigne de la cible

Dont mon cœur épuré, s'est déjà délié…

 

Quand je tairai des folles tempêtes,

L'ouragan, l'intempérance, reviendrai,

Couronné de succès… j'y parviendrai ! _

Ignifier de ta peau, sans que tu t'en inquiètes,

 

Les plissures marbrant ton ventre chaud,

Les interstices dont la chair alanguie

Enchâsse de moiteur les noduleux aguis

Retenus à l'hymen... cet attrayant cachot.

 

 

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021