Les berges se couvrent d’une épaisse brume ;
Il n’y a plus que de sombres nuages,
Aux primes aurores délacées du bitume ;
Le temps s’est pollué… en ce sombre voyage
Où l’azur s’enveloppe de poussières grises,
Se raréfie l'air, et que point de la Seine,
En l'éveil du vent, la bruine insoumise…
Les vapeurs de péniches quittant Vincennes,
Nimbent de l’atmosphère, les flottantes strates ;
L’automne trop tôt couvé, désarçonne l’été…
Alors se dispersent les cendres disparates,
Les fines particules de cycles émiettés.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
