Percé de la sagaie de la gent ironique,
Cloué au pilori de sages conducteurs :
Inutiles servants de prestes zélateurs,
Ai _ malgré moi_ sans montre de panique,
Défiguré l’aire où s’esbaudissent encor,
Les facéties empruntées aux grimoires,
La jeunesse boutée de l'étrange mémoire :
Tristes grimauds dont s’enkyste le corps.
Lacéré du mensonge des prévaricateurs,
Du sophisme de doctes ficelés d’entregents ;
Me suis délié des propos outrageants
De professes compagnes au verbe séducteur.
Quand j’irai cheminer par-delà les instances
Dont le déclamatoire anime l’exégèse,
Ma plume tancera des fines catachrèses,
La subtile figure de métaphores denses.
Encloîtré de saveurs peu affectées
De fragrances nouvelles, j’éparpille _
Grand bien m’y fasse ! des vitreuses pupilles,
Le désordre de larmes croit-on_ suspectées
De novices brocardes engainées, c’est ainsi !
D’ironistes dupés dès l’éveil matriciel…
Ces satiristes butent, pris en l’artificiel,
Sur l’épaisse paroi d’immondes frénésies…
A les voir dessertir de l’intelligentsia, à tort,
Juste connaissance, il me vient_ en ces lunes,
Des envies (besoins ?) de narguer une à une,
Les friables pépites dont s’encloue le butor.
A rires que vois-tu, je pénètre l’absence,
Confiant en ces voltes, qui du vrai codicille,
Dénaturent l’emphase… l’audace la décille ;
L’impudence en tacle l’obsolescence.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
