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lundi 5 juillet 2021

EMU D’ÊTRE MOI

EMU D’ÊTRE MOI

 

Percé de la sagaie de la gent ironique,

Cloué au pilori de sages conducteurs :

Inutiles servants de prestes zélateurs,

Ai _ malgré moi_ sans montre de panique,

 

Défiguré l’aire où s’esbaudissent encor,

Les facéties empruntées aux grimoires,

La jeunesse boutée de l'étrange mémoire :

Tristes grimauds dont s’enkyste le corps.

 

Lacéré du mensonge des prévaricateurs,

Du sophisme de doctes ficelés d’entregents ;

Me suis délié des propos outrageants

De professes compagnes au verbe séducteur.

 

Quand j’irai cheminer par-delà les instances

Dont le déclamatoire anime l’exégèse,

Ma plume tancera des fines catachrèses,

La subtile figure de métaphores denses.

 

Encloîtré de saveurs peu affectées

De fragrances nouvelles, j’éparpille _

Grand bien m’y fasse ! des vitreuses pupilles,

Le désordre de larmes croit-on_ suspectées

 

De novices brocardes engainées, c’est ainsi !

D’ironistes dupés dès l’éveil matriciel…

Ces satiristes butent, pris en l’artificiel,

Sur l’épaisse paroi d’immondes frénésies…

 

A les voir dessertir de l’intelligentsia, à tort,

Juste connaissance, il me vient_ en ces lunes,

Des envies (besoins ?) de narguer une à une,

Les friables pépites dont s’encloue le butor.

 

A rires que vois-tu, je pénètre l’absence,

Confiant en ces voltes, qui du vrai codicille,

Dénaturent l’emphase… l’audace la décille ;

L’impudence en tacle l’obsolescence.  

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021