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jeudi 8 juillet 2021

ETONNANTE MUSARDE

ETONNANTE MUSARDE

 

Mon encre en des doutes indécents et cruels

Façonne de ses mots l’altière structure ;

Je ne sais si demain au ventre des ruelles,

S’effacera l'aura dont s’arme l’écriture.


Ne veux point écrire pour confondre les rêves

Déambulant au soir en mon sommeil de plomb ;

J’aimerais satisfaire à ma foi, quand s’achèvent

Les coulpes agrippées à mes songes oblongs.


J'ourle de doutes les notables semonces

Du désordre d’âmes prévaricatrices ;

Les arguties de ces dictions absconses

Emperlent la mémoire des louves séductrices.


J’éteins du lourd boisseau l’inusable chandelle

Dont la cire bouchonne le porte cierge 

Humecté d’allégoriques prédelles

En l'inconstance animant les vierges...


Amusé quelquefois,  l'œil hagard, j’épie

Des tristes larmes de chaisières voûtées,

La glaireuse coulée stridulée par dépit,

Désoclée de l’image qui semble l’envoûter,


Chaque cicatricule dont l’étoupe caresse

La poreuse patine, ce calcin d’apparence

Purgé des miasmes et qui souvent l’oppressent,

Afin d’en écurer la pleine transparence.


Mon verbe fait invite autant qu’il convienne,

Aux mécènes pansus : adeptes de bombance ;

Il martèle le fat aux ides où surviennent

Les vents désaccordés où, de l’arborescence,

La ramification exsude de la morte sève ;

Le branchage en amortit la trêve...


Percluses en cette latomie, mes pensées

Se vêtent d’espérance, quand esprit s’acclimate

Aux éphémères broues chues de moites saucées

Perlant de la nue prise au rets de primates


Qui en gesticulant bâchent de l’azur, l’opaline

Teinte dont les reflets encernent à l’aurore,

La diaphane rosée sertie de cornaline

Quand sage coccinelle s’éloigne du mucor…

 

En mélancolique aède, j’absous

Des cantilènes l’ombrageux lyrisme tressé

Sur la musarde que ne jamais dissout

Le barde illusionné… se croit-il oppressé (?)

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021