Mon encre en des doutes indécents et cruels
Façonne de ses mots l’altière structure ;
Je ne sais si demain au ventre des ruelles,
S’effacera l'aura dont s’arme l’écriture.
Ne veux point écrire pour confondre les rêves
Déambulant au soir en mon sommeil de plomb ;
J’aimerais satisfaire à ma foi, quand s’achèvent
Les coulpes agrippées à mes songes oblongs.
J'ourle de doutes les notables semonces
Du désordre d’âmes prévaricatrices ;
Les arguties de ces dictions absconses
Emperlent la mémoire des louves séductrices.
J’éteins du lourd boisseau l’inusable chandelle
Dont la cire bouchonne le porte cierge
Humecté d’allégoriques prédelles
En l'inconstance animant les vierges...
Amusé quelquefois, l'œil hagard, j’épie
Des tristes larmes de chaisières voûtées,
La glaireuse coulée stridulée par dépit,
Désoclée de l’image qui semble l’envoûter,
Chaque cicatricule dont l’étoupe caresse
La poreuse patine, ce calcin d’apparence
Purgé des miasmes et qui souvent l’oppressent,
Afin d’en écurer la pleine transparence.
Mon verbe fait invite autant qu’il convienne,
Aux mécènes pansus : adeptes de bombance ;
Il martèle le fat aux ides où surviennent
Les vents désaccordés où, de l’arborescence,
La ramification exsude de la morte sève ;
Le branchage en amortit la trêve...
Percluses en cette latomie, mes pensées
Se vêtent d’espérance, quand esprit s’acclimate
Aux éphémères broues chues de moites saucées
Perlant de la nue prise au rets de primates
Qui en gesticulant bâchent de l’azur, l’opaline
Teinte dont les reflets encernent à l’aurore,
La diaphane rosée sertie de cornaline
Quand sage coccinelle s’éloigne du mucor…
En mélancolique aède, j’absous
Des cantilènes l’ombrageux lyrisme tressé
Sur la musarde que ne jamais dissout
Le barde illusionné… se croit-il oppressé (?)
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021