Serait-il de bon ton de couvrir de lauriers
L’enfant réceptif au
savoir de ces pairs
Qui, arborant la palme, sans repaires,
Confessent encor, sans se l’approprier,
La tare de ce monde: ce cosmos éventé ?
Connaître sans savoir, est aberration
Pour qui vit sous la condamnation
Du Juge Eternel : Dieu Unique ; Le
tenter
Est offense d'esprits éculés :
blasphème
Nimbant le sectaire de laudes, ce rat
Pris en l’égout d’apocryphes, dont l’aura
Encense le sermon enchâssé d’anathèmes.
Doit-on couvrir de gloire le ménechme ravi
De faire accueil à Plaute ; ce clone de façade
Dont le gesticulaire et la carnation fade
Pommadent l’intellect empruntant ses parvis ?
Engraissé de sophisme, d’illusoires doublons,
Le rhéteur prend ses marques en-deçà du réel ;
S’étoffe de principes, de dogmes artificiels
Posés à même toile, en pigments de chablon.
Le fat se laisse traire, sans irascibilité ;
Ses mamelles dégorgent d’aberrations,
Ses pis giclent de la badauderie: ultime ration
Dont se délecte, sans mal, l’inexpérimenté.
A joutes que veux-tu, les sages du tiers-état
Attisent les brandons de l’autosuffisance,
Les rogatons de vieilles médisances
Drainées en la faconde que jadis abrita
La verve de Socrate, dont plus tard hérita
Lamproclès, cet idiot imbu d’antécédence.
Armand Mando
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