Amour, que n’êtes-vous offense à ma sincérité !
Démesure aucune ne pourra m’en disjoindre,
Même si _ lunes éteintes_ viendriez m’oindre
D’un baume dont le charme ne se peut éventer.
Quand vos rires absolvent de l’inconvenance,
Le circonspect impair, alouvie en ces jeux,
L’ambition mienne dompte l’esprit nuageux
Voilant le cœur enclin au débit d’abondance.
Nus au pavillon des reines, ou sur la morte berge,
Verrions _ que ne l’aurais-je tu ! _ l’amour
plein
Planifier de nos actes, à l’âme qui s’en trop plaint,
Circonstancié, avec pharisaïsme, pour de
vierges
Pensées, allumer phantasmes aux cierges
Vite éteints, d’amants éjectés du
tremplin.
Et si du fictif accordions audience… se
pourrait-il,
Riches de présomptions, qu’ensembles, nous
fussions
Aux probables dérives… pétris de confusions (!?)
L’ivresse du désir est un mal bien
futile.
En vous faisant l’amour au sofa brodé, ai
rêvé,
Déçu de la manœuvre_ d’un corps au vôtre louable
Aux étreintes miennes ; y dois-je, en l’acceptable,
Ouater de brefs sursauts nos cambrures larvées ?
Nos corps accusent différences… le réel encloue
Au pragmatisme dont vous et
moi,
Encellulés, absorbions contraintes, en l’émoi
Civilisé du romantisme désamorcé du flou.
Nos vies ne sont que mots, qu’illusoires faillites
Dépeuplées de chimères éthérées… nous sommes
Des enfants bercés d’accortes sommes,
Au sommeil d’angelots retouchés de Magritte.
Nos corps ne sont que: putrescible chair,
Pulpe de sarcocarpe, déviances en l’affect…
Fuyons, douce compagne, cette carne infecte ;
Laissons l’ébauche s’ensuiffer de torchère !
Je vous ferai connaître de nubiles naïades,
La malhabileté: inadvertance d'un soir
Aux tangibles frissons… parfois, l’accessoire
Ma mie, irradie et sans rodomontades,
Celles qui, dentelées de folles incartades,
Achèvent du silence le flux compromissoire.
Nulle délation ne peut vous tresser laurier !
Vous achevez l’ouvrage de la gent attentive
Aux enclaves perçant de la serve rétive,
L’appréciable manchette et pour l’en excorier.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
