Les autres n’ont rien su ; je le crois,
Quand, sanglés de vents fous, lestés
De vains remords, en ce trop bref été,
Nous prîmes des traverses en croix,
La longue houppelande du sentier
Conduisant au manoir de Crewled ;
Faut-il qu’au soir, en larmes, j’y plaide
L’infortune, ce mésaise_ qu’entier,
Je m’offre aux vestales marbrées
Du faste dont jouit le nanti ajouré ?
Y dois-je encor jouer l'énamouré,
Confesser les lubies de nos rêves cambrés ?
Les autres n’ont rien vu, quand l’ivresse
Des cimes nous a défait du courage,
Pour, brusquement faire barrage
A feu dont_ cœurs ceints d’allégresse,
Nous puisons la vaillance certaine…
L’image subliminale du bonheur présent,
En l’aurore, de ce doute épuisant,
S'évente, puis, fatalement, s’égrène
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
