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dimanche 4 juillet 2021

LES AUTRES

LES AUTRES

 

Les autres n’ont rien su ; je le crois,

Quand, sanglés de vents fous, lestés

De vains remords, en ce trop bref été,

Nous prîmes des traverses en croix,


La longue houppelande du sentier

Conduisant au manoir de Crewled ;

Faut-il qu’au soir, en larmes, j’y plaide

L’infortune, ce mésaise_ qu’entier,


Je m’offre aux vestales marbrées

Du faste dont jouit le nanti ajouré ?

Y dois-je encor jouer l'énamouré,

Confesser les lubies de nos rêves cambrés ?

 

Les autres n’ont rien vu, quand l’ivresse

Des cimes nous a défait du courage,

Pour, brusquement faire barrage

A feu dont_ cœurs ceints d’allégresse,

 

Nous puisons la vaillance certaine…

L’image subliminale du bonheur présent,

En l’aurore, de ce doute épuisant,

S'évente, puis,  fatalement, s’égrène

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021