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mercredi 7 juillet 2021

EPISTOLAIRES REMEMBRANCES

EPISTOLAIRES REMEMBRANCES

 

Tes lettres me reviennent en testaments vidés

De leurs riches promesses… elles perforent

De l’âme, du cœur, le puissant contrefort

Contre lequel jadis, butait l’ombre ridée

De souvenirs jaunis, sans en élucider

Le mystère obombré de ce qui rend plus fort

L’amant piégé des mailles d’offensantes idées.

 

Ces épistoles aux désuets agréments

En l’influx de fièvres, d’obsédante fébrilité,

Harnachent encor, et pour la déliter,

Ma pensée amputée de tous ses éléments.

 


Sentiments de prestes galants, fiers

D’appartenir aux lords de courtisanerie ;

Les voilà convertibles à la chicanerie

Etoffée de cancanes d’atroces tenancières !

 

En l’immuable, sans montre de réserve,

J’accuse du paraître, en ces piètres jouvences,

Le caricatural : ce lourd bossoir que lancent

Les trompeurs… pour nuancer leur verve.

 

Tes mots ont pris le large, me laissant dépité,

Au ventre d’un passé ayant plié bagages ;

J’ai des désirs mort-nés, pris pour gage,

La soif et l’appétence voulant précipiter

 

Le sujet disgracié que semble embastiller

La réminiscence aux mutantes épreuves :

Ressouvenance, et que pourtant promeuvent

Les rigides poncifs d’ignares encastillés

 

D’absurdes prétentions… promènent carrosse

Sans lester de prébende les fidèles séides

Mués en factotums, ou reîtres impavides,

Mais larvaires… sous l’armure d’endosse.

 

Pénitent en cette thébaïde où s’effilochent

Les rires...  sans coulpe, ni rosaire,

Je déchiquette au soir de lune pleine, sincère,

Les dernières reliques excoriées d’encoches.

 

 Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021