Abject contempteur
Assez de jérémiades, de larmes aseptisées:
Confortables regrets d’indolent déisme !
Vous louez du frusquin, avec pharisaïsme,
Le dispendieux avoir, pour monopoliser
En contempteur, l’attention du paria,
Et le soumettre à votre hégémonie…
Vos rétributions voilent de l’ironie,
La cruelle froideur de l’actionnariat.
Ce cœur à l’étroit en sa molle casaque,
Pince de la frayeur des nerfs,
Le conceptacle en des joutes lunaires
Actionnant défiance du paranoïaque.
Vous bernez_ usurier, le débiteur
Affolé à l’idée de laisser sa vertu boësser
De l’orgueil, les miasmes; peut-il y tresser
Avec art, le pschent de dominateur ?
Offres légères et pollicitations
Formolent le naïf ceint d’espoir,
Vous donnez, puis reprenez au soir,
L’infâme contenu…riche d'ostentation.
Jamais ne jouissent d'œuvres mal acquises,
Les miteux… Grand bien leur fasse !
Il est Un Royaume où La Divine Grâce
Ne se peut acheter… Sur lui, nulle emprise !!!
S'y accroît mon trésor… cette âme
Asservie au Seigneur Tout-Puissant,
Il la veille, l'abreuve de Son Sang :
Salutaire Provende que mon esprit réclame.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
