PARVULI
DILIGITIS*
Enfants de
l’amour
Deux enfants s'aiment en l’aube souveraine :
Deux regards empreints de lumière,
Deux faces pénétrées de grâce coutumière ;
S’en éploient des mesures pérennes.
Deux faces bercées de symphonies
Semblables aux étoiles de la galaxie,
Égrènent du jour l’altière autarcie,
A l'éveil serein de dives harmonies.
En l’aube, discrets, immobiles,
Se contaient fleurette, grisés du doux arômes
De fruits du bel été ; ici, l’odeur du chaume
Monté du foin coupé, stimule le nubile,
Aux moites vespérales, d'animer du cœur
Chaque grelot spolié de rancœur,
En un chahut estoquant le langage.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
