Mes envies sont un feu taclé de mille braises ;
On y voit aux jours morts, fondre l’ambition
Et qui pour mieux renaître, domptent l’ignition
De ces sommeils bridés à de rudes alèses.
Quand s’étoffe la peau de mes folles urgences,
S’épaissit le tissu de mes besoins stoïques ;
L’orgueil, dont l’amok, en vain se cosmétique,
Désocle de l’ego la pompeuse arrogance.
Des vitreuses pupilles d’hétaïres confuses,
S’animent d’évanescentes flammèches
Que respire ma peau au clair de la bobèche,
Dont la pointe retient les souffrances obtuses.
Ne peux de ces ardents tisons, feindre
La caloricité… mon souffle décélère
La tonique pression que souvent dilacère
L’acrotère haut-perché, et que ne peut atteindre
Mon double sur mesure : impudent roquet
Liant de putative bonhomie, l’accord
Qui, da
capo insuffle
aux nuances du corps,
Le perfide venin épandu de banquets…
Alors…
Si mes toquades enfument le métaphraste
Dont l’offense argumente l’emphase,
Elles poncent aussi du fictif à sa base,
L’alchimique visée empoissée de contrastes.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
