SOMNIO MEO*
La fadeur de mon rêve
J'ai rêvé d’une enfance, et qui ne fut mienne,
D'un passé à jamais consumé... d’un temps
Pris aux flammes attisées de l’autan :
Triste souvenir pour l’âme bohémienne.
J'ai rêvé d’un jardin, en un jour pluvieux :
Les fleurs auraient vécu leur plus belle histoire,
Les roses s’ouvriraient, pour du déclamatoire,
Éteindre l’empirisme insufflé du verveux.
Me suis fait géant aux portes du possible,
Quand l’étrange pinçait de l'humeur cessible,
Les folles parenthèses du doute séculier...
Me suis vu en l’hiver, écorché à ces ronces
Dont la chair alimente sous sconse,
Le cruel ascétisme m’ayant jadis lié.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
