POTENS CANDACIS
REGINAE SIGNABAT*
Impavide Candace
Sa chair faisait pleuvoir sur la mienne,
Des larmes excitées, d’infidèles bruines
Perlant sur le cuir chaud de ma ruine
Soufflée de pulsions freudiennes…
Sa nudité dardait en d’insolubles rais
Sur l'écaillure de ma peau métissée :
Mélange compliqué du doute traversé
De fonds enlacés aux cuves de marées ;
De sa douce fourrure au duvet hérissé,
S’arrimaient de plaintifs geignements
Semblables aux râles de l’accouplement
Pris au rets du plaisir peu à peu déplissé.
Prisonnier de ce riche magma, j’attisais
De l'ardente cendrure, les miasmes couvés
Dont l’ardeur enserrait sans l'éprouver,
Ma flamme aux tons entretissés
En ce vain monitoire, de la quérimonie
Où l’âme flouée de compendieuses brèves,
Aspire le liquoreux échu de la sève
Déliant la Candace ivre, en cette agonie.
Des putains d’Irlande attroupées au matin,
Aux sirènes fardées de Soho, la nuisible,
N’ai point connu de chiennes si accessibles,
Qu’il faille pour moduler leur rêve de catins,
S'en distancer, quand l’hymen corollé
Fige la miction, l’orgasme apprécié
De l’être que le péché voudrait supplicier,
Retenant d'un licol, de coït formolé.
En ces rixes d’amante débauchée,
Calmait de l’accessoire, l’influx libidineux
Accoisant du ru masturbatoire, le nœud
Délogé du creuset... patiemment écaché.
Pour ne plus chevaucher aux grands froids
La fougueuse monture, ai_ par devers moi,
Aux heures pleines, et qui souvent larmoient,
Ecalé du noyau encor vert, qui, de l’effroi,
A la sérénité, perturbe le sujet, le précieux nanan,
La saveur melliflue, le goûteux permanent.
Sans faire montre du pire, ai _ c’est
ainsi !
Dédoublé du bâti de la gêne palpable,
Le froncis élimé… en suis-je moins coupable,
Si nocives se font les joies appréciables ?
L’ignorance du mythe encloue la poésie...
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
