Et sur le toit du monde, aux solstices présents,
Les saisons s’enveloppent d’une mante brumée ;
Si de nos cheminées montent de moites fumées,
Les égouts de villes demeurent déliquescents.
Paris, ce grand dortoir où s’agitent les nixes,
Aux journées empuanties de vapeurs viciées,
S’éveillent de contadines fresques appréciées
De l’esthète qui, en l’aurore, se fixe.
Aux nuits blêmes, éclatent des feux de bengale
Déversés sur la Seine… en fugaces éclairs ;
S’envolent les miasmes au petit matin clair
De cette féérie obombrée des fagales.
Macrobe nous a offert du flou calendaire,
Ces belles esquisses, ces croques parfumés
Soignant de leur mythe... fier de l’assumer,
Les riches greffons loués du récipiendaire.
De Samain aux banquets de Potlatch, l’ivresse,
La munificence, prisées de vestales, du trépied
Du lourd sybaritisme, ont fait perdre pied
Aux gardes d’aerarium saturni, et qu’oppresse
Diane vénérée en l’enclos d’impudiques déesses,
Et que l’ascète amène ne cesse d’épier…
Libre, l’esclave peut tonitruer sans mal,
Au nord de l’atrium de la villa Romana : _
Ne suis plus l’îlote narguant du résidanat,
Aux versatiles ides, la cuvée extrémale,
Quand fouet et cirque du Colisée
tancent
Le sujet anamorphe aux yeux du sénat !
Serais plutôt de ceux qui du fier mécénat
Espère subsides... imprégné de constance.
D’Angerona, la tutélaire d’Augustus
le tyran,
Ou de l’icône adulée de Dioclétien, l’impur,
Au mois d’Inuarius, aux saturnales épurent
De l’idolâtre, de vexatoires feintes, qu’endurent
Les abbesses blessées, éjectées de leurs rangs.
De ce Sol Invictus, dont Mithra se pommade,
Les Catholiques ont fait un noël de surface,
Crachant sur La Divinité Jésus, en face,
Comme hier, à La Croix, les zélateurs maussades.
Rome a éventré la foi du Chrétien sans attache ;
Devenu mariolâtre de catéchuménat, succombe,
Avant que de sombrer au noir de catacombes,
Mué en flagorneur … Vois Dieu ces noceurs lâches !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
