Pour atteindre l'aube où la mort
Du sectaire dompte l'iconoclaste,
Nous devons de l’orgueil, du faste:
Dispendieux liant le matamore,
Avachis sous l'influx de larmes,
De poussifs sanglots et murmures,
Tuer du passé, si le présent l'emmure,
Le malheur assourdi de vacarme.
Profanons du destin les nuances,
Les mots soufflés, dissous parfois
Aux gorges étrécies du grand froid,
Du langage emprunté à l’offense !
Du silence des heures, grincent
Des jours le muscle contrefait...
L’existence en ces lourds méfaits
De scandales, en avilit le prince.
Au soir, s’entrouvre la géhenne ;
Y bâillent les volets de la damnation...
S'en disjoignent en ces séductions,
Amants alanguis, manants et reines.
Il pleut au caveau de l'âme putréfiée,
Les bruines du tombeau des douleurs,
Quand se froisse le tissu du malheur,
L'étoffe moite du bonheur tuméfié.
La mort s'amuse à chevaucher ce monde
Écalé de l'histoire aux teintes rubicondes.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
