ADIPISICING*
Itératives faillites
Chaque fois que les songes traversent le miroir,
Les envies contredisent l’espoir en devenir ;
Il pleut sur le sommeil, comme pour le bannir,
De lourdes avalanches en ce fol apparoir.
Chaque fois que les mots isolent l’intellect,
Le verbe vient clôturer du sophisme captieux,
Le stylisme enjoué, l’activisme audacieux
Dont la litote flatte le doctoral abject.
La diffuse faconde, qui de la logorrhée,
Aux préceptes douteux, purge l’analphabète,
Donne trop souvent à tort, à l’anachorète,
Un purgatoire ouaté d’adages de Coré.
Chaque fois que la peur enjugue l’apathique,
L’insolent, au pal de l'orgueil, tance encor,
Et la nuit, et le jour, le fat qui, en naucore,
Surnage hors la vase de la rhétorique.
Tatouée à même l’âme, la préconception
Civilise l’altier, ce hautain de Sorbonne ;
En dandy de cénacle, ou le rogue salonne,
Fait de Ptolémée, chantre d’érudition.
Chaque fois que ma plume rabroue le prédicant,
Que l’idiolecte mien fait la nique aux censeurs,
Privé de dithyrambe d’impudents noceurs,
On m’encloître au fief de l’ignoble Acan,
Alors, je me défais de l’horrible carcan
Enserrant de mon art l’onctueuse douceur.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
