OBUMBRATIO*
Altération
Le temps qui a détruit les vertiges de l’âme,
Est venu dénuder de nos rêves agames,
Quand au soir les amantes s’y pâment,
L’ouateuse apparence les muant en dames.
L’amour qui a soldé de nos ambitions,
Le désir de calmer chaque sédition,
A impulsé au cœur fiel de séduction
Barbifiant l’esprit oint d'inhibitions.
Le feu qui a corrodé la raison autonome
Sans subterfuges enquillés à l’homme,
A aussi calciné nos songes économes :
Bifurcations aux teintes polychromes.
L’absence qui a couché en sa thébaïde
L’enfant sans avenir, désœuvré, impavide,
A su lier aux faces d’inconfortables rides,
D’immodestes grimes de larmoiement algide.
Retenu au licol de poisseux méandres,
Du stoïcisme, à n’y plus rien comprendre,
Avons déraciné, pleurant à pierre fendre,
Le devenir renaissant de ses cendres.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
