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dimanche 27 juin 2021

LA GEÔLE DU MEPRIS

LA GEÔLE DU MEPRIS

 

As-tu, par malheur, rallongé ma trémie ?

Est-ce céans, le deuil des années enfuies,

Le pivot de ta haine, aux noires nuits,

Sa résurgente humeur, ma mie ?

 

Il n’est d’autres visées, chère Hélène,

Que le silence borné de brèves liaisons

D’amants éconduits en cette pâmoison

Emperlée de larmes souveraines !

 

En ces brumes, l’évanescent parfum

Du pulsatile trouble, peu à peu roidit

D'afflictions, nos souhaits affadis

D'estropiats aux rituels défunts

 

Donnant quittance aux frasques imputables !

La pareidolie d'amours floues vient hanter

De mes noires narcoses, la digue déportée

De fluviales crues, en nos ébats coupables.

 

Je me voulais aguerri au plus fort

De ces afflictions dénaturant l’espèce…

La vie, hélas ! en ce mal, me dépèce,

M’extirpe du long col du factice décor.


Ivre de peccavi, j’essaie_ puisque les mots

Ourlent au verbe un froncis confortable_

D’ajuster à ce style, un jargon malléable:

Slang de pisse-froid, ou babil des marmots.

 

Nos rires s'éjectent du protoxyde flux

De la tonitruance, son élan compulsif !

En Chrysippe de Soles, suis-je attractif,

Histrion hué des foules qui affluent ? 


Captif de la gent cabotinant souvent,

Me libère, ravi de l'obséquieux adage

Pris en tenaille de vagues en tangage

De l'océan chahuté des grands vents ;

 

Je fais taire les fous, les méprisés

D’ignobles infamies ; mes prétentions 

Rebroussent chemin, pour de l'érudition,

Emprunter le savoir, quoique martyrisé

 

D'anamorphes décerclées d'anneaux ;

Mes reins, savamment giclées du coït,

Aspirent des chattes en rut, la faillite

Crispée du nanan au robuste cerneau.

 

Des mâts d’artimon, au hunier grillagé,

J’escalade (quel courage est mien !)

Des galiotes, le faîte... là, en prosimien,

Je gigue de branche en branche, affligé.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021