As-tu, par malheur, rallongé ma trémie ?
Est-ce céans, le deuil des années enfuies,
Le pivot de ta haine, aux noires nuits,
Sa résurgente humeur, ma mie ?
Il n’est d’autres visées, chère Hélène,
Que le silence borné de brèves liaisons
D’amants éconduits en cette pâmoison
Emperlée de larmes souveraines !
En ces brumes, l’évanescent parfum
Du pulsatile trouble, peu à peu roidit
D'afflictions, nos souhaits affadis
D'estropiats aux rituels défunts
Donnant quittance aux frasques imputables !
La pareidolie d'amours floues vient hanter
De mes noires narcoses, la digue déportée
De fluviales crues, en nos ébats coupables.
Je me voulais aguerri au plus fort
De ces afflictions dénaturant l’espèce…
La vie, hélas ! en ce mal, me dépèce,
M’extirpe du long col du factice décor.
Ivre de peccavi, j’essaie_ puisque les mots
Ourlent au verbe un froncis confortable_
D’ajuster à ce style, un jargon malléable:
Slang de pisse-froid, ou babil des marmots.
Nos rires s'éjectent du protoxyde flux
De la tonitruance, son élan compulsif !
En Chrysippe de Soles, suis-je attractif,
Histrion hué des foules qui affluent ?
Captif de la gent cabotinant souvent,
Me libère, ravi de l'obséquieux adage
Pris en tenaille de vagues en tangage
De l'océan chahuté des grands vents ;
Je fais taire les fous, les méprisés
D’ignobles infamies ; mes prétentions
Rebroussent chemin, pour de l'érudition,
Emprunter le savoir, quoique martyrisé
D'anamorphes décerclées d'anneaux ;
Mes reins, savamment giclées du coït,
Aspirent des chattes en rut, la faillite
Crispée du nanan au robuste cerneau.
Des mâts d’artimon, au hunier grillagé,
J’escalade (quel courage est mien !)
Des galiotes, le faîte... là, en prosimien,
Je gigue de branche en branche, affligé.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
