Les femmes font la chasse à mes sommeils
Meurtris de déshérence, mes repos fardés
D’images subliminales par trop brocardées
De vierges rompues en l’aurore vermeille.
Elles ont, et malgré moi, écuré les envies,
Modulé de mes soifs, la brûlante pépie ;
Dois-je espérer céans, nécessaire répit,
Pour atteindre du songe l’onirique parvis ?
Les femmes torsionnent mon anatomie,
Arc-boutent de ma dégaine, l’illusoire
Haut perché, le profil posé sur le fil du rasoir,
Et qu’enchâssent les mythes de fidéicommis.
Quand se posent les ombres de délires quiets,
Les spectres de l’utopie enracinée au noir,
Mutines, se font les nymphes du manoir
Où s’accouplent des formes huées du stariets.
Au jeu de la séduction, engavées de mensonges,
Se viennent coucher au pied de mon lit ;
Assurent de moite voix, ignorer du délit,
L’inconfort ajusté à ces remords qui rongent.
Perdu en la faune moulée de vains désirs,
Mon souffle cherche issue aux interstices
De la métempsycose ou l’apocatastase d’indices
Déchus de l’âme pure… le mal y vient gésir.
Entre les flammes des femmes de mon devenir,
Chahutent des désordres veloutés d’ironie…
Que n’aurais-je donné pour en faire déni !
L’atonie de mon double y semble parvenir.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
