Conquérantes
senteurs
De mémoire d’enfant, jamais fleurs
Ne furent si belles, si éclatantes…
Ont su lier en mes joies constantes,
La fragrance dont se revêt le cœur !
Leur douceur enchâssait à l’amour,
En mes primes approches, le bonheur
D’en jouir, quand s'évidaient des heures,
Les peines encordées à l’offense des jours
Profanant la blessure de l’amant éconduit,
Isolé de la meute raillant son infortune ;
Tenace, ô combien, des pièges sans lunes,
J’évinçais la noirceur dont l’âme s’enduit !
J’avais, des nuits d’automne, sans fards,
Au printemps à renaître, empreint
Au seuil d’extases sans frein,
Cosmétiqué l’envie écachée de tares,
N'étant_ c'est vrai! _ prémuni d’insolences,
L’esprit contrefait de semonces sonores…
Ma mémoire engluée au mal qui l’honore,
Fait montre d’abnégation, de dolences,
De torpeur, sans d'aveux premiers,
Régurgiter sans peine, la répulsive lie…
Au nard musqué des roses, ma folie
A fièrement pincé les sucs coutumiers,
Pour donner à ma soif ointe d’émotion,
L’incisive pépie du pérégrin meurtri
D’errements, passablement contrit,
De qui l’aplomb spolie la disposition.
De mémoire d’esthète, jamais bouquets
Purgés de ripopées, d’hybridisme,
N’a sur mon cœur, posé par atavisme,
Autant d'aisances, ni déloqué
D'opinions viciées, l'abscons dépôt !
Aussi, pour m’entremettre, j’écale
Des miennes pulsions, le noyau bancal,
Atrophié (peut-être) à la cireuse peau
Du fruit mordu, son cerne violacé ;
Son sédiment accuse la sapidité
A naître du goût dont il a hérité :
L'exhalaison aux fumets nuancés.
De mémoire d’aède, jamais plume loquace
N’obvia du poème, afin d’en retenir,
Du disponible, sans les jamais ternir,
Le style, le panache… de la dédicace !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
