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vendredi 11 juin 2021

LUXURIIS* Dévergondage

LUXURIIS*

Dévergondage

 

Fermons la porte ; laissons passer l’absence

De petits matins gris, de sombres jours

Ridés de désespoir, pleins de déliquescence,

Quand l’amour se dévêt du somptueux ajour

Flattant de sa superbe, l’insolite prestance !

 

Derrière les volets, emmurés volontaires,

Laissons nos corps repus accéder au repos !

En cette thébaïde, grisée de vains éthers,

Illusionnés des replis de la peau,

Dont l’étreinte modèle la chair en oripeau.

 

Il flotte en l’air serein, miasmes d’impudeur,

Rogatons de dévergondage… aussi,

Pour ne me livrer aux aveux pourfendeurs,

Ai de la satiété, aspiré… c’est ainsi

L'étrange sève du plaisir séducteur.

 

Céans, en l’inconfort du libertinage,

Agrémente encor les cicatricules

Qui, de l'hédonisme où le vice surnage,

Accentue de l’hymen, le rose opercule.

 

La pression des fièvres tambourine

A l’adret du mal me voulant encaver,

A la moiteur de ta lippe sanguine,

Les lubies s'y voudraient entraver:

Houleux râles d'effluves ambrines.


Liés aux pulsions chevillées au pal

De la lasciveté, dérivons en-deçà

De fragrances défaites de l’opale ;

A peines nuancées, sous le reversa…

La matutinale en voile du sépale,

La foliole musquée, hier, s'y tressa.


Éreinté sous tes draps, me laisse   

Broyer d'inutiles rixes… j’ai péché !

La peur me harnache, m'oppresse...


Je confesse ce mal, pour empercher,

L'incube arc-bouté sous la fesse:

Démon qui du plaisir, affaisse

Pour tromper, le phallique perché

A ce mont pubien, s'il professe

Sans mal la faute, sans s'épancher. 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021