Ceux qui meurent debout, avalés volontaires
Du caveau des misères, du tombeau du néant,
Implorent de muettes larmes, solitaires,
Les icônes chaulées du théisme béant.
On les voit se distordre aux vents de zélation,
S’inféoder de caricaturales coulpes, clichés
De manichéisme, sans montre d’abnégation,
Dont le vénal pénètre, sans jamais l’afficher
L’âme emmurée d’absurdes édits séides,
De nuisibles prévarications de mystiques :
Loups à stipendier, califes abbassides
Formolant l’esprit féru de diacritique.
Ceux qui partent intestats veulent du Paradis
Les Richesses dont Christ est Détenteur ;
N’ont que faire des arrhes dont s’irradient
Les sages de la Foi, cet Organe rétenteur.
On les voit ânonner à confesse, cœur à nu,
De fades billevesées de piètres repentis ;
Avancent à l’autel, quinteux, trotte-menu,
Cherchant quelque issue sous le vieil appentis.
Retenus d’un diafoirus hâbleur, ignare :
Immodeste suppôt du sacramentaire,
Les voilà sur la nef d’un fief de ramenards,
Qu’hélas, les instances ne peuvent faire taire.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
