Peu de foi
Ferrailler sur le pont
où luttent les noceurs :
Habile gouvernance de
lâches potentats_
Faites place, quand s’arme l’oppresseur !
Ils peuvent de l’impasse
admirer en l’état,
La beauté du silence,
avant la mort de l’âme,
La douceur de l’aurore
au point du renouveau ;
Plus jamais ne verront
du pesant macadam,
Le sang adultérin coulé
au caniveau !
Quand les hommes
bataillent pour assurer pitance,
Le courage agrémente la
pénible manœuvre ;
Quand ils guerroient,
pour vaincre l’existence,
S’attirent du Ciel, les
foudres… la couleuvre
Qui s’affaire en céraste est un fruit défendu
Auquel ne doit mordre
le vaillant chevalier,
Ni le juste affermi,
car du malentendu,
L’homme de foi _ hélas ! _ ne se
peut délier…
Les duellistes sont des chiens enragés ;
Leurs crocs percent
au soir, la chair condamnée
Du lourd péché d’Adam…
se laissent encager
De gras bambocheurs à
la panse tannée.
On les voit supplier, au
lit de l’agonie, l’abbé
D’un purgatoire de cardinaux
imbus : sages,
Ou prétendus tels d'un magistère courbé
Sous la coupole d’un curieux
brassage….
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
