VITIOSA
IGNORANTIA*
Ignorance fautive
Je n’avais compris, au chant des pipistrelles,
Que la nuit était, en la mort annoncée,
Simple défaite d’ombres, et par trop roncées,
Qui de la perpendicularité, aux poutrelles
Des volages ténèbres, blutaient de l’aquarelle,
Les poudreux fragments de l’atome poncé.
J’ignorais du défi de l’inquiétant fading
Dont se targue le fou déchu de sa superbe,
La trame entitaire encellulant l’acerbe,
Quand la mort émulsionne du standing,
La luxurieuse assise dont se vêt le pédant,
Ce présomptueux, en l’antre du paraître ;
Il fait de l’artefact, tel le lâche, du reître,
Réceptive vue_ bien sûr_ pour l’accédant,
Moulé en d’illusoires conforts dont
Se drapent silènes pansus et podestats
Agrémentés d’un baccalaureus
d’Etat…
Laurier nimbant ceux qui accèdent au don.
Que n’aurais-je voulu, sans panache, ni gloire,
Accéder au col de sciences captives du savoir !
Ma plume ferait réserve, en-deçà du pouvoir,
De concomitance de faits, en l’exutoire
De possibles dérives… fussent rédhibitoires.
Du rêve écaché de vos lames, aux songes,
J’effeuille de la branche, l’onirisme flouté,
Ses trop moites nuances, et sans douter,
Au for de l’asthénie, et qui me pourtant ronge,
Du bonheur délié de contraintes posthumes…
Vagabond, aux pointes d’élagage, je longe
De l’inhibitif, en soldat de poisseux mensonges,
Le fard édulcoré… faut-il que je l’assume( ?)
Les aveux plombent de béotisme, le fat,
Aux poussées de pauvres niquedouilles,
En mol énergumène emperlé de bafouilles…
Que ne serais-je moi en ce faux califat !
Ne pourrai plus asseoir, et sans pudeur,
Le galbe de fièvres enchevêtrées au moi ;
Cet ego manifeste me ceinture d’émois...
Il efflore de l’âme, la constante lourdeur
Du cœur enfiellé d’impavides fadeurs,
L'habitacle, quand mon double larmoie.
Resterai, pour confirmer mes choix, sceller
Ma position d’élégiaque dompteur, nomade
De traverses, de rimes prises à l’aubade
Du trouvère aux mots entremêlés !
Armand Mando
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