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samedi 3 octobre 2020

OCTOBRIS*

 

OCTOBRIS*

Octobre

 

Au clair de lunes bleues, octobre achève

De la sphère poudrée d’inutiles frimas,

Les miasmes sidéraux, puis, du venteux climat,

Les frémissantes brèches, les effilures brèves.


Octobre s’est revêtu à l’orée des solstices,

D’un moiré automnal, d’une grise mante ;

Parcourt des fétuques que la ventée aimante,

Des frêles pédicelles, le soyeux orifice…


Repu de tant d’inflexions, s’allonge serein,

Bercé par la moiteur du souffle vaporeux

De l’arrière-saison, dont les sillons poreux

Ondoient sur la buttée épiée du marin.


Octobre a délacé du support des prairies,

Le hallier coupant, broussaille et fourré ;

Y traînent les marmottes au long poil ajouré,

L’albinos Wiarton des rustres boiseries.

 

Octobre est un chemin emprunté de galants

Battant seuls la campagne, avançant à pas lents.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020