pinterest

mardi 13 octobre 2020

SPECIOSUS EST IN CAELO*

 

SPECIOSUS EST IN CAELO*

Au ciel superbe

 

Épiez les palombes de l’azur idéal,

Les pigeons-voyageurs aux ailes déployées !

Laissez les mouettes, ces rieuses banales,

Nager au ciel d’été, quand  s’en vient louvoyer

L’albatros, superbe laridé de la matutinale,

Qu’un zéphyr rêve un jour de côtoyer !  

 

Les moites limicoles abandonnent la vase,

Quand, sternes, guifettes, s’élancent avec aisance ;

Majestueusement, leurs rémiges évasent

Des cotonneux nuages, la crayeuse panse.

 


Je veux fuir des matins, avant les jours d’automne,

Les brumes de tourmente ; tous ces blizzards

Boulochent aux branches, puis, tourbillonnent,

Au-dessus des cols où nichent les busards.

 

Je veux voir s’immerger en la mer de corail,

Cingle plongeur, gracieux cormoran,

Fou de Bassan, rayonnante sterne ; bâille,

Aux vents légers, la frégate s'y affairant.

 

De mon île étoilée de spires, le noddi

Virevolte en l’air marin, grisé d’embruns,

D’insolentes bruines… la brise qui l’alourdit,

Soulève des marées, quelques miasmes bruns

De l’océan cuivré dont vagues hardies

Éclosent sous la houle dont l’onde fait emprunt.

 


Je reste, en ces mirages, rivé à la barlongue

D’une belle terrasse, capturant de ces vues,

D’admirables clichés aux figures oblongues ;

Ici, le couchant berce l’horizon dépourvu

De remous, en l’étendue des canaux de Khlong.

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020