MACROCOSMICO
GRADUS*
Macrocosmiques degrés
Les oiseaux ont trouvé au nid de la jouvence,
En l'air pur et léger, un mouron appréciable…
Comme eux, je veux me mettre à table,
Me délecter de l’orge vanné de Provence.
L'abeille fore de l’alvéole pleine, sans mal,
Les cireuses cellules, sans en extraire
La goûteuse
ambroisie ; puis, de l’aciculaire
Apex, au pollen d’étamine, le noyau proximal.
L’avifaune a migré ; le mistral moqueur
L’a poussée vers de lointaines sphères, au sud
D’atolls, où l’océan chavire de l'amplitude...
La mer s'y délie des grincheux remorqueurs.
On voit pousser au pied des grises citadelles,
De polyamides formes grimant le paysage ;
Bâillent des fenêtres alourdies de maillages,
Les volets écaillés suspendues en archelles.
J’aimerais retrouver les jardins de l’enfance,
Boire à la source claire, mes premières années,
Savourer le nectar épandu du philtre raffiné
D’amours en éclosion, apprêtées d’insolences.
L’irascibilité acte de chaque chimère,
L’achalandage du ventru, ce chineur ;
Elle mord aux degrés du triste suborneur
Se voulant récuser; reniant père et mère.
Alors, pour dégorger du hideux mélange,
La mixture, me suis désobstrué de facto,
Du scientisme, drapé du long manteau,
Du scepticisme… le dogmatique dérange,
Autant qu’il déblaie, l’âme percée d’alfange...
En opportuniste lesté d’horribles fardeaux,
Rend grâces aux contradictions… en l’étrange.
Armand Mando
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