POCHADE
TORUS*
Incisive pochade
L’aube qui va venir est un printemps sans joie,
L’aurore qui va poindre est une terre morte ;
Nul ne peut enclore de ces cœurs qui rougeoient,
La capsule enclouant, si l’âme l’insupporte,
La froide cuticule, précieuse,
quand la cohorte
Anime la vindicte engrossée du bourgeois !
N’est point de récurrence qui ne soit, en l’itératif,
Vrai retour aux sources ! Sophisme et arguties
Pénètrent en la torpeur de l’esprit lié, l’expansif,
L’apodictique de l'exubérance peu à peu, étrécie
Du sujet en mal d’intellection, l’être sevré
Du savoir d’altiers métaphrastes, l’indocte nu
Dont plume_ de le dire, vous me voyez navré !_
N’a de son retenir, que ponce d’ingénus,
Sous la caricature d’un tropisme banal, satire
Sans prétentions… simulacres fouillés,
Et qui de la pochade, enfielle, pour l’abrutir,
Le naïf bridé de métaphores souillées
D’afféteries, d’outrecuidances, peut-être,
De desideratas méconnus de ganaches bornées,
Et qu’entaillent les mots, en-deçà du paraître…
La science est un puits d’où les rêves mort-nés
Puisent, sans le savoir, l’onguent des ces années
Spoliées d’acquis, d’accointances... tannées,
Sans le pulpeux de recognition… à naître.
L’automne qui s’en vient est un jardin miné…
Passeront, en hiver, avant que de gésir,
Les tâches bitumées auxquelles vont s’arrimer,
Les ultimes empreintes d’impudents plaisirs…
Armand Mando
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