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mercredi 7 octobre 2020

POCHADE TORUS*

 

POCHADE TORUS*

Incisive pochade

 

L’aube qui va venir est un printemps sans joie,

L’aurore qui va poindre est une terre morte ;

Nul ne peut enclore de ces cœurs qui rougeoient,

La capsule enclouant, si l’âme l’insupporte,

La  froide cuticule, précieuse, quand la cohorte

Anime la vindicte engrossée du bourgeois !

 

N’est point de récurrence qui ne soit, en l’itératif,

Vrai retour aux sources ! Sophisme et arguties

Pénètrent en la torpeur de l’esprit lié, l’expansif,

L’apodictique de l'exubérance peu à peu, étrécie

 

Du sujet en mal d’intellection, l’être sevré

Du savoir d’altiers métaphrastes, l’indocte nu

Dont plume_ de le dire, vous me voyez navré !_

N’a de son retenir, que ponce d’ingénus,

 

Sous la caricature d’un tropisme banal, satire

Sans prétentions… simulacres fouillés,

Et qui de la pochade, enfielle, pour l’abrutir,

Le naïf bridé de métaphores souillées

D’afféteries, d’outrecuidances, peut-être,

De desideratas méconnus de ganaches bornées,

Et qu’entaillent les mots, en-deçà du paraître…

La science est un puits d’où les rêves mort-nés

Puisent, sans le savoir, l’onguent des ces années

Spoliées d’acquis, d’accointances... tannées,

Sans le pulpeux de recognition… à naître.

 

L’automne qui s’en vient est un jardin miné…

Passeront, en hiver, avant que de gésir,

Les tâches bitumées auxquelles vont s’arrimer,

Les ultimes empreintes d’impudents plaisirs…

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020