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vendredi 16 octobre 2020

AUTUMNI FRIGORE*

 

AUTUMNI FRIGORE*

Dans le froid automnal

 

Ne plus se souvenir des premières gelées,

Du froid posé au lit des rivières,

En longues bandes crispées ; les pierres

S'en bornaient… figées au centre des vallées,

Les frêles boutures se laissaient avaler

Des ronces de marcottes, du buis de hallier.

 

Oublier, les fontaines cuivrées, sur la place ;

Leur grinçant douzil… l’eau s’y faisait plus rare,

Et du mince débit, s’écoulaient sur le tard,

De fines gouttelettes en pépites de glace.

 

Aux canisses ridées, les ventées de septembre

S'engluaient aux moisissures ; ce ferment

Roidissait des buées, en ces dérèglements,

Avant d’en maculer le tortillage d’ambre,

Les lézardes jaunies de la petite chambre.  

 


Taire des nuits opaques, l’épaisse nébuleuse

Drapant la stratosphère d’une chape viciée,

En de lourdes vapeurs, toujours dissociées

Des radieux matins, sans brumeuse…

 

Loin de mon île grisée d’essences estivales,

D’arômes tropicaux, mon regard se fanait ;

Aussi, aurais-je voulu, loin des corps tannés,

Ces éléments vidés de substances banales,

 

Boire à la source dont les daines savourent

Des clairs remous, la douce légèreté…

M’abreuver aux sources, dont la pureté

Vêt d’une longue mante, l’itératif parcours...

Perce la rosée, au beau jardin qu’entourent

La flore épanouie… du printemps, à l'été,

La faune en paissance… l'on voit s'émietter,

Le pollen, des minuscules grains de velours.

 


A tout prendre, j’accuse réception… statim effectum**

De nouveaux lendemains, à la pointe du temps

Réajusté au col de cette démesure, autant

Qu’il me sera possible… j’y installe ad centrum

Les fastes du renouveau… heureux, cœur battant !

 

 


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020

 


**effet immédiat