pinterest

jeudi 8 octobre 2020

NON DIU ANTE SE…*

 

NON DIU ANTE SE…*

Naguère… elles

 

Autrefois, les belles maraîchères portaient

Foulard et nœuds… se paraient en l’automne,

De beaux tissus de moire, que bedonnent

Les vents tièdes, les brises déportées.

 

Naguère, les suivantes, à la cour des dynastes,

S’agrémentaient de barbes dentelées, guipure

Savamment délacées d’amants qui, des parures,

S’entichaient, quand l’obséquieux, des fastes,

 

Se délecte, avec grâce… ce retors salivait à l’idée

De noyer sous esclandres, les fredaines du lord,

Lui, qui de la fesse pleine, élégamment, déflore

La callipyge déçue des traits du pongidé…  

 


Jadis, les rosières de vespérales jouaient

A qui perd, gagne, d’un sourire affecté… l’abbé,

Pour elles,  flattait la retenue, l’âme imbibée

D’eau bénite, l’esprit en bandoulière, enjoué…

 

Des lieux empruntés, et toujours, après noces,

De mutines marquises, dévotes, en apparence,

Aguichante balèvre, offraient sous le naos,

Large sourire aux clercs sevrés de résilience.

 

Elles étaient belles, ces dryades poudrées ;

J’eusse aimé à leur galbe, poser avec pudeur,

Lacets d’organdi, satin de bombyx, de brodeurs

Du pays de Quanzhou ignoré du madré…

 



Que n’aurais-je donné pour leur baiser la main,

Pour me griser du nard, peut-être, du jasmin

Parfumant de promesses, leur tendre lendemain !

 

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020