NON
DIU ANTE SE…*
Naguère… elles
Autrefois, les belles maraîchères portaient
Foulard et nœuds… se paraient en l’automne,
De beaux tissus de moire, que bedonnent
Les vents tièdes, les brises déportées.
Naguère, les suivantes, à la cour des dynastes,
S’agrémentaient de barbes dentelées, guipure
Savamment délacées d’amants qui, des parures,
S’entichaient, quand l’obséquieux, des fastes,
Se délecte, avec grâce… ce retors salivait à l’idée
De noyer sous esclandres, les fredaines du lord,
Lui, qui de la fesse pleine, élégamment, déflore
La callipyge déçue des traits du pongidé…
Jadis, les rosières de vespérales jouaient
A qui perd, gagne, d’un sourire affecté… l’abbé,
Pour elles, flattait
la retenue, l’âme imbibée
D’eau bénite, l’esprit en bandoulière, enjoué…
Des lieux empruntés, et toujours, après noces,
De mutines marquises, dévotes, en apparence,
Aguichante balèvre, offraient sous le naos,
Large sourire aux clercs sevrés de résilience.
Elles étaient belles, ces dryades poudrées ;
J’eusse aimé à leur galbe, poser avec pudeur,
Lacets d’organdi, satin de bombyx, de brodeurs
Du pays de Quanzhou ignoré du madré…
Que n’aurais-je donné pour leur baiser la main,
Pour me griser du nard, peut-être, du jasmin
Parfumant de promesses, leur tendre lendemain !
Armand Mando
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