VITAE*
Vivant
Vivant, jusqu’au sommet des dunes,
Vivant, arraché à la mort sur trépied,
Vivant, quand l’angoisse ne cesse d’épier,
Et l’âme et le cœur évidés de rancunes.
Vivant, loin d'hommes décidés, pugnaces,
Ces êtres sans remords, ces vils concepteurs,
Mesquines formes, ignobles contempteurs
D’un monde éthérifié que le présent efface…
*
Je resterai
vivant en ce nouvel Eden !
Ne point
accorderai aux fallacieux propos,
Inaliénable
quitus… jouirai d’un vrai Repos,
Au Ciel
de ma naissance, sans aversion, ni haine !
Armand Mando
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