DISSIMULIDO*
Dissemblance
Ouaté en la paresse d’un rêve en devenir,
Je me voyais, grisé de vapeurs telluriques,
Atteindre de l’Ether, avant que d’en honnir,
Le col de l’indécence, son ajour chimérique...
Dans le froid de l’oubli, la moiteur du temps,
J’absorbais des fumigations, les miasmes
D’une vie en dégénérescence ; pourtant
Des soleils volages, toujours, sans marasme,
Je floutais de l’histoire, en l'appréciable,
Époques, épopées, écalées de schismes,
Impartiales pensées, peut-être allouables,
Lors que la gent en capte, sans sophisme,
Les moindres volontés, quitte, du syncrétisme
Répudier l’âme, dont céans, d’inavouables
Vœux, écorchent en l’idoine, l’angélisme.
En dépeçant du rêve, les sombres retenues,
Je voyais, au clair du fantasme, poindre,
De la stratosphère, des astres ténus,
Infimes réceptacles, de fioles, pour oindre
Le fidèle en quête de Ciel… suis-je celui-là,
Victorieux soldat de La Croix du Calvaire,
Que Le Seigneur couronnera ? Lui, qui scella
De Son Sang, au pied des larvaires,
Ses plus belles Promesses… j’en acte, avec foi,
Heureux croyant, sans m’en faire jamais,
Les Béatitudes ; passés, les craintes d'autrefois,
Moqueries et crachats… désormais décimés...
L'être nouveau se vide d’incongruités, réarmé.
Ce qui de l'orgueil d'hier, soufflait le froid,
S’évente ici, des rêves, d'idées... parfois ;
Démembrée, l'inconscience jadis sublimée !
Armand Mando
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