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dimanche 25 avril 2021

UT QUAE ET* Et vogue la galère

UT QUAE ET*

Et vogue la galère

 

Ils sont tristes, irrévérencieux,

Pusillanimes, ces nouveaux voyageurs ;

Regard embrumé  d'un épais chassieux,

Fardent leurs paupières, d’étonnantes rougeurs.

 

Leur vie tient en sac allongé en trémie,

S’essouffle en des pas empruntés

Aux ambles de Condottière: ces ennemies,

Ignobles sédentaires, jamais plébiscités ;

 

Veulent à tout prix vaincre, gagner,

Escalader aux ventées, chaque pic

Dressé en pinacle, sans jamais renier

L’ivresse des cimes ou le calme des criques.


Sont rochassiers de nos livres d’images,

Anonymes grimpeurs, à la peau boucanée

Par les rais d’un soleil en voyage

Voulant escalader l’hypoderme tanné.

 

Se croient forts et fiers, ces fantasques ;

Sont cependant, en leur indécent deuil,

Turlupins de foire, sous vasque

D’un futur épié du coin de l’œil ;

 

Du rire de présomption, on le sait _

Aux simulacres de pisteurs futés,

On les voit céder aux clameurs du succès

Grisant de salvations, le héros patenté.

 

L’orgueil les prive du doute raisonnable

Du gueux d’unions métamorphiques…

C’eût été, en nos vies respectables,

Sagesse déliée de relents méphitiques ;


Est-ce la causalité, l’infatuation arguant

Soumission au Divin Rédempteur ?

Franchir des gémonies, en sultan arrogant,

L’ultime palier, n’éveille du contempteur,

 

Que vaines cognitions du mnésique,

Au savoir lésé des règles préceptrices

Du magnanime, en la métaphysique:

Ce cartésianisme pincé de la matrice

 

Du fat sans perspectives, immolé

En cet obscurantisme avilissant

Le bedole fripé ; d’angoisses, auréolé…

Triste sire au langage blessant !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021