Coralines
frasques
N’est de silence, que les flots endormis,
Les vagues projetées sur la berge fanée ;
Devrais-je, et malgré moi, céans, m’en étonner ?
N’est d’absence, que les vents insoumis.
N’est de beauté, avant le grand déluge,
Que l’onde bleue, la gracieuse avenue
Flottant au cœur de cette lame nue,
Posée sur le cristal de spires ignifuges.
N’est d’ivresses, que les fonds marins ;
S’y entrelacent les noueux nostocs,
La phéophycée dépecée de l’estoc,
Ou la froide gélose en robe tamarin.
Au matin, où renaissent les alizées lointains,
Les plages s’abandonnent aux bruines…
La rive émiette son sable ; puis des ruines,
S’affaissent peu à peu, les filets abiétins.
Je suis seul, à attendre, le cœur rasséréné,
Les premières lueurs du printemps hyalin ;
J’y vois s’épanouir les reflets opalins ;
Mon œil en encloue les ides panathénées.
Armand Mando ESPARTERO©
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