Conciliants
euphémismes
Dans le flou de l’histoire, les brumes du passé,
Surnagent les mensonges des gouvernants :
La guerre, et ses dangers, les âmes trépassées,
Les stèles dressées au pied de monuments.
La science désarme les croyants d’aujourd’hui,
Mutile les fidèles de L’Agneau Crucifié ;
Il y a tant d’ombres, quand le soleil luit,
Brouillards que les vents n’osent opacifier,
Que la foi niée du syncrétisme, marmonne
Au soir, la glossolalie dont s’imprègne
L’adepte, en fougueux zélateur, que sermonne
Le nonce d’un fief, fier de son enseigne.
La politique tue le naïf empourpré
D’incendiaires promesses, trucide la
plèbe,
Puis la couche au caveau, sous linceul diapré,
Pour soigner la blessure de la fuyante grèbe.
En l’alcôve du complotiste, sommeillent encor,
De fantasques supputations, de complexes
Généalogies suspendues au faîte d’un décor,
Où la mort et la vie laissent souvent perplexes,
L’âme traversant le vieux miroir convexe…
S’y mirent l’idéaliste, l’ectoplasme sans sexe,
Mais prêts à engrosser le plus enviable corps.
