Dysharmonies
nocturnes
Au ventre des femmes s’éternisent encor,
Les suées de la nuit évincée de la voûte
Dont les formes s’étiolent, où le corps
Réajuste des peines, l’impudique doute.
Des damoiselles, mutent des fièvres,
Gorgées de doux reflets ; j’en aspire parfois,
La laiteuse coulure; s’y posent encor mes lèvres
Au nectar transissant du mamelon froid,
Ma bouche bée, libérée de l’extase,
Troublée des pièges froids du jeu
De dysharmonies voilées de phases
La peuplant de
redoutables enjeux.
Quand sombre la nymphe d'eau,
La rosière de mai, aux ventées aliquotes,
Se défait peu à peu, des tréteaux
De ses replètes cuisses… à elles, je m’accote.
Inhibé, je démêle des heures,
Furtives secondes, éphémères minutes,
Ces breloques avilissant du cœur,
L’agréable systole, quand elle s'y percute.
Aux callipyges reins, s’enlacent mes mains,
Amenuisées sans mal, à défaire céans,
Des chaînes, les vies sans lendemain,
Emplies du fiel de nos regards saillants.
J'y fais halte, pour m’épanouir au vide
De l’aube, quand s’éventent les joies…
Je m'égare au soir, en d’inutiles rides ;
N’ai plus rien !... excepté cette croix
Au Calvaire de ma Délivrance :
Pieu planté au centre de la foi…
O Dieu, pardonne moi l’offense !
Ma plume s’en indexe malgré elle… parfois.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
