STRAITJACKET*
Carcan de
séducteur
Qui est cet arrogant qui piétine mes fleurs,
Ce silène pansu de petite noblesse ?
Sera-ce en ce désordre que la colère blesse,
Que fuseront les larmes de la peur ?
Je m’étais fait à l’idée, qu’au soir
Où se lamentent les marquises poudrées,
Les belles, d’absinthe, de liqueur, enivrées,
L’homme se délie de ses vains accessoires,
Pour, au deuil de la riche bombance, repenti,
Faire sans ronds de jambe, génuflexe coulpe…
Hélas ! l’homme, cet animal, ce vieux poulpe,
S’accroche, en orgueilleux, en sombre abruti,
A l’orgueil du cosignataire parafant mainmise :
Titre placé en gloriole en l’intellect floué,
Edit de convenance que l’affect vient louer,
Avant que de se lier aux folles entremises.
Qui donc est ce félon paradant à confesse,
Ce renard affairé, sans pitance, ni gite ?
Ce ramenard rusé, qui en l’aube, s’agite,
Pour de son trouble, feindre maladresse ?
Il longe de ma ville, en preste chevau-léger,
Les friables murets où s’isolent aux froids
De sombres créatures éjectées du beffroi,
Aux lueurs pénétrant le dôme ennuagé.
Dilettantes, en ces vagabondages, mes pensées
S’harmonisent, pour enclore des mots,
Sans réticence aucune, surely
dolcissimo,
La concision du langage que l’on dit insensé.

