Derrière les volets du destin sans issue,
S'ébroue la lassitude d'amants sans gloire ;
L'existence pentue de l'âme sans victoire,
En aspire le souffle aux parjures pansus.
Au couloir de l'absence, du deuil,
Se roidit le temps… s'y lentement attisent,
Heures diluées et minutes précises
De l'horloge; aux ides, s'y effeuillent.
Des tombes givrées, la débauche
Lézarde le pulpitum des jouisseurs ;
Ce fol hédonisme attire du noceur,
L'épicurisme, s'il séduit le gavroche
En quête de plaisirs: béjaune luné
Dont s'éveille la fielleuse extase,
En rêveur formolé de douteux oukases
De moralisateurs aux lois infortunées.
Montent des nuits, de l'avril interdit,
De glaireux ectoplasmes, en la bohème,
Facétieux lutins de petits matins blêmes,
Aux saisons semblables _ on le dit !
Aux boréales profanées de solstices,
D'ombres moulées en l'aurore
Ridée de pluie assainissant le port,
Percent des rais évincés de canisses ;
Des demeures, vie et mort s'invitent
Aux douteuses frasques des libertins,
De sybarites triturés en pantins,
Aux ballets de trompeuses invites.
Sont-ce, en la computation de jours éclatés,
Les secondes efflorées du remords ?
Dois-je en des vilenies, mettre à mort
L'insomnie aux songes émiettés ?
D'opalescentes larmes pincent mon cœur
Mis en berne, en ces deuils… ai mal,
D'avoir franchi du seuil, le grade extrémal,
Trop écorné des tangibles rancœurs.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021

